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Les autres mesures du projet de loi de finances pour 2009
13/11/08 : Le projet de loi de finances pour 2009 prévoit tout d'abord de plafonner les avantages fiscaux actuellement accordés sans plafond. Sont potentiellement remis en question le dispositif Malraux et les réductions d'impôt accordées aux contribuables qui investissent Outre-Mer.
A l’occasion de l’examen du projet de loi de finances pour 2009, les députés devraient
également proposer un dispositif global de plafonnement des déductions fiscales afin d’éviter que
les contribuables parviennent en combinant différents dispositif à réduire trop sensiblement leur impôt.
Ce plafond pourrait être fixé à 50 000 € par an et à 15 % des revenus du foyer fiscal.
Malraux sur la sellette
Le dispositif « Malraux » permet actuellement aux contribuables qui se lancent dans la restauration d’immeubles
locatifs situés dans un secteur sauvegardé ou dans une zone de protection du patrimoine
de déduire de leur revenus imposables la totalité des dépenses qu’ils ont engagées
et d’imputer le déficit foncier correspondant sur leur revenu global sans limitation de montant.
Le projet de loi de finances prévoit de limiter les dépenses déductibles à 140 000 € par
an toutes opérations de restauration confondues et de plafonner les dépenses déductibles en secteur sauvegardé
à 75 % de leur montant dans la limite de 100 000 € par an.
Les DOM TOM concernés
De même, les réductions d’impôt accordées aux contribuables qui réalisent des investissements
Outre-mer seraient globalement plafonnées, chaque année, à 15 % des revenus du foyer fiscal
ou à la somme de 40 000 €, si ce montant est plus favorable.
Vigilance pour les loueurs en meublés professionnels
Autre régime fiscal menacé par le projet de loi de finances pour 2009 : celui des loueurs en meublé
professionnel. Ce régime, qui permet de déclarer les revenus comme des bénéfices
industriels et commerciaux (BIC) et d’imputer les déficits sur le revenu global serait désormais réservé
aux professionnels qui retirent de la location meublée à la fois plus de 23 000 € de recettes par
an et plus de la moitié des revenus professionnels de leur foyer fiscal. Le seuil d’application du régime
d’exonération des plus-values de cession dont ils bénéficient serait ramené de 250 000 à
90 000 euros.
Quant aux contribuables qui ne rempliraient pas la double condition, ils relèveraient du régime des loueurs en meublé non professionnels. Sous réserve qu’ils ne soient pas imposés selon le régime Micro-Bic, ils pourraient imputer sur le revenu global le déficit généré par leur activité de loueur en meublé dans la limite de 10 700 € par an, et non plus sur les seuls BIC issus de l’activité pendant 6 ans. Cette limite de 10 700 € serait distincte de celle prévue pour l’imputation des déficits fonciers.
Quant aux contribuables qui ne rempliraient pas la double condition, ils relèveraient du régime des loueurs en meublé non professionnels. Sous réserve qu’ils ne soient pas imposés selon le régime Micro-Bic, ils pourraient imputer sur le revenu global le déficit généré par leur activité de loueur en meublé dans la limite de 10 700 € par an, et non plus sur les seuls BIC issus de l’activité pendant 6 ans. Cette limite de 10 700 € serait distincte de celle prévue pour l’imputation des déficits fonciers.
Régime du micro-Bic
Le régime du micro-Bic serait également revu et corrigé dans un sens peu favorable aux contribuables.
Actuellement, ce régime s’applique d’office aux contribuables dont les recettes provenant
de la location de logements meublés n’excèdent pas 76 300 € par an ; ce plafond
de recettes serait abaissé à 32 000 € à compter du 1er janvier 2009. Pour déterminer
leur revenu imposable, le taux de l’abattement forfaitaire serait ramené de 71 % à 50 %.